vendredi, juin 26

Le coronavirus et le confinement ont inspiré à l’artiste peintre Gabriel Landry une nouvelle œuvre, qu’il a intitulée L’Olympiade de la Vie…

« Dans la vie, rien n’arrive pour rien » nous dit-il pour présenter son tableau. Alors que la période de confinement tirait sa révérence le 11 mai, il faudra encore du temps avant que la vie ne reprenne son cours normal. D’où le mot choisi dans le titre de son œuvre, « Olympiade », qui fait référence à la période de quatre ans entre deux célébrations des Jeux olympiques.

L’Olympiade de la Vie : une huile sur toile où sont parsemés de multiples symboles… « Quand je peins un tableau, nous confie l’artiste, je réfléchis sur les mots. Alors que mon tableau, lui, réfléchit les mots… »

[MC] Magazine Chic - Olympiade de la vie

[MC] Magazine Chic – Olympiade de la vie

Une pandémie, une crise mondiale, à laquelle nous faisons face ensemble comme Gabriel Landry l’exprime à travers cinq anneaux entrelacés, à l’image des Jeux olympiques, à l’intérieur desquels chaque continent est illustré. Parce que c’est bel et bien d’un effort « olympique » dont il s’agit : un combat entre l’homme et le virus pour en venir à bout, mais aussi et surtout une lutte que l’humanité mène main dans la main, dans un esprit de solidarité universelle en ces moments de troubles… « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », comme l’exprime le proverbe africain.

Le symbole du Yin et le Yan dessiné dans un cercle représentant la Terre : la dualité entre cet œil humain cerclé de noir, inquiet mais vigilant, et le coronavirus aux teintes vives dans la partie sombre : le danger, l’ennemi à combattre. Deux forces opposées mais complémentaires : un virus qui a trouvé le moyen d’habiter l’homme, causant la mort de milliers d’entre eux, mais qui aura aussi permis, osons le croire, de nous rendre notre humanité.

Sur le côté, des mains jointes pour chaque continent, des mains plus fragiles que jamais, et qui formulent, pour le monde entier, un souhait, celui que la pandémie du coronavirus, une fois endiguée, ait au moins eu un bienfait : nous enseigner à nous, peuples de la Terre, à se serrer les coudes, à nous unir enfin.
Dans le prolongement de ces mains, de ce vœu inespéré, un arc-en-ciel aux milles couleurs, tel l’espoir pour l’humanité de revoir la lumière après avoir fait face à l’orage. L’arc-en-ciel comme un pont sous lequel passe une colombe se dirigeant vers l’humain : venue pour la paix, apportant le présage d’une harmonie et d’un bonheur retrouvés.

Le tout sur un fond bleu formant des jeux d’ombre et de lumière, comme pour signifier l’ambivalence de cette période encore mêlée de peur et d’espérance. Bleu comme l’eau, la vie ; bleu comme la paix retrouvée, la sagesse et la sérénité ; bleu comme le rêve, faisant écho au message apporté par la colombe : un monde plus beau et plus humain, l’espoir d’une conscience humanitaire grandie.

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About Author

Après des études en langues étrangères appliquées et un poste de rédactrice au sein d’une grande société parisienne, Laurianne est devenue relectrice/correctrice indépendante. Sensible à ce qui touche à l’enfance, à la science et à la psychologie, elle est heureuse de partager son regard sur le monde en prêtant sa plume à Magazine Chic.

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