jeudi, novembre 19

« J’en prends parce que j’entends de très bonnes choses », a-t-il déclaré, même si l’éventuelle efficacité du médicament n’a pas été démontrée.

Pour se prémunir du coronavirus, Donald Trump mise sur l’hydroxychloroquine. Lundi 18 mai, le président américain Donald Trump a révélé qu’il prenait tous les jours ce médicament contre le paludisme, dont l’éventuelle efficacité contre le Covid-19 n’a pas été démontrée rigoureusement à ce stade. « J’en prends depuis une semaine et demie. (…) J’entends beaucoup de choses extraordinairement positives » sur ce médicament, a-t-il déclaré, à la surprise générale, lors d’un échange avec les journalistes. « Vous connaissez l’expression « qu’est-ce que vous avez à perdre ? » », a-t-il ajouté, revendiquant une utilisation à titre préventif. « Tous les jours, un cachet par jour. À un certain moment, j’arrêterai », a-t-il encore dit.

Les autorités sanitaires canadiennes et américaines ont mis en garde fin avril contre l’utilisation en dehors d’essais cliniques supervisés de cet antipaludéen pour prévenir une infection au nouveau coronavirus ou la traiter. « Cela ne va pas me faire de mal », a poursuivi Donald Trump. « C’est utilisé depuis quarante ans pour le paludisme. (…) Beaucoup de médecins en prennent », a-t-il encore assuré. Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs affirmé qu’il n’avait « aucun symptôme » du Covid-19. Il a précisé qu’il était testé très régulièrement et que tous ses tests jusqu’ici avaient été négatifs.

L’hydroxychloroquine et la chloroquine sont utilisées depuis des années pour traiter le paludisme, certaines maladies auto-immunes, comme le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. Selon une étude publiée il y a dix jours dans le New England Journal of Medicine, l’administration d’hydroxychloroquine n’a ni amélioré ni détérioré de manière significative l’état de patients gravement malades du coronavirus. Financée par les instituts de santé américains (NIH), l’étude d’observation a été conduite sur des malades du Covid-19 admis dans les services d’urgence des hôpitaux New York-Presbyterian Hospital et Columbia University Irving Medical Center.

L’OMS, une « marionnette de la Chine »
Le milliardaire républicain a également accusé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’être une « marionnette de la Chine », réitérant ses critiques sur sa gestion du coronavirus. « Je ne suis pas content de l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche. Interrogé sur le devenir de la contribution américaine à cette organisation, dont il avait annoncé la suspension mi-avril, Donald Trump est resté évasif. « Nous allons prendre une décision bientôt », a-t-il indiqué.

Washington était le premier bailleur de l’agence onusienne, qui tient actuellement son assemblée annuelle à Genève. Depuis des semaines, le président américain accuse l’OMS de s’être alignée sur les positions de la Chine, qui a, selon Washington, caché la gravité du virus lors de son apparition en décembre. L’OMS, dont une des principales missions est de coordonner les situations d’urgence sanitaire, est aussi accusée par les États-Unis d’avoir négligé une alerte précoce venue de Taïwan sur la gravité du coronavirus.

1,5 million de cas recensés de Covid-19 aux États-Unis
Les États-Unis ont franchi lundi la barre des 90 000 décès et des 1,5 million de cas recensés de Covid-19, selon le comptage de l’université Johns-Hopkins, enregistrant ainsi quelque 10 000 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en une semaine. La barre des 80 000 morts avait été franchie lundi dernier, et celle des 50 000 il y a un peu plus de trois semaines (le 24 avril). Les États-Unis sont de loin le pays qui recense, selon les bilans officiels, le plus grand nombre de morts et de cas dépistés de la maladie. Toutefois, en prenant en compte la taille de leur population, des pays comme la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la France ou encore la Suède comptent plus de morts par million d’habitants, selon le site de statistiques Worldometer.

L’État de New York représente à lui seul quasiment un tiers des morts déplorées aux États-Unis, avec plus de 28 300 décès liés à la maladie, selon l’université Johns-Hopkins. Les autorités de l’État ne comptabilisent officiellement que quelque 22 700 décès, mais ce chiffre n’inclut pas, entre autres, les morts « probablement liées » au virus, qui sont de plusieurs milliers selon la ville de New York. Les États-Unis devraient atteindre quelque 112 000 morts d’ici au 6 juin, selon une moyenne de 20 modèles épidémiologiques réalisée par des chercheurs de l’université du Massachusetts. Près de 11,5 millions de tests ont été réalisés dans le pays, selon l’université Johns-Hopkins, et quelque 272 000 personnes sont déclarées guéries.

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